14 octobre 2024
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Chez Adecco, le montant des salaires est une source d’angoisse pour de nombreux intérimaires chaque mois. L’incapacité chronique d’Adecco de calculer correctement nos payes est attestée par les innombrables « oublis » de l’entreprise. Primes non versées, heures supplémentaires « oubliées », absences imaginaires occasionnant des pertes de salaires…
Ces problèmes récurrents sont systématiquement remontés par les équipes de la CGT Adecco dès lors qu’elles en ont connaissance. Mais nous savons Qu’elles soient le fruit de maladresses ou de malversations, ces situations ne peuvent plus durer! Malgré les remontées précises de la CGT à la direction d’Adecco, les problèmes constatés perdurent car la direction refuse d’attaquer le mal à la racine.
Avec la crise sanitaire, Adecco a profité à plein des dispositifs d’activité partielle, faisant peser sur l’État les salaires de ses salariés permanents et de ses CDI-I. Quant aux intérimaires Adecco, ils ont été abandonnés par l’entreprise sans aucun maintien de salaire, la direction d’Adecco répétant ad nauseam « Nous n’avons pas vocation à nous substituer à l’Etat ». En clair : « On veut bien vous exploiter, mais ne comptez pas sur nous si vous ne nous rapportez rien ! »
La charge de travail imposée en middle office comme en agence oblige les permanents à travailler vite et empêche tout travail de vérification méticuleuse des éléments de salaire.
qui pousse les salariés des agences à considérer les intérimaires comme des sources de profit qu’il faut exploiter pour atteindre ses objectifs.
La CGT met aujourd’hui la direction en demeure de s’expliquer et de présenter dans le détail son plan concret pour faire cesser l’ensemble des erreurs de paye de manière durable, rembourser l’ensemble des sommes volées aux salariés lésés et présenter ses excuses à l’ensemble des salariés du groupe de manière publique.
Ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Malgré la pandémie, Adecco a continué à verser des dividendes à ses actionnaires :
360 M en 2020, 366 M en 2021 et se a prévu un rachat d’action de 600 M . Cette décision inique est d’autant plus scandaleuse qu’on sait que de nombreux intérimaires qui ont rendu possible se versement de dividendes sont dans des situations économiques et sociales inextricables.